Centre communautaire Sainte-Brigide

Organisme sans but lucratif, incorporé le 25 mars 2006, le Centre communautaire Sainte-Brigide s’est donné comme objectif de mettre en valeur le site et les bâtiments de la paroisse Sainte-Brigide-de-Kildare (Montréal) à des fins communautaires et d’habitation coopérative. Ce projet initié au sein de la paroisse, afin d’assurer un avenir à cet haut lieu patrimonial, en février 2005. Un Comité de réaménagement formé de marguilliers et paroissiens, présidé par Jean-Pierre Bonhomme, entreprend alors de consulter experts et acteurs du milieu. Des rencontres déterminantes on lieu en décembre 2005, alors que le Comité coopte les acteurs qui se sont engagés dans le projet, des représentants du Diocèse de Montréal (Pierre Côté, vicaire épiscopal) et du Conseil du patrimoine religieux (Jocelyn Groulx, directeur général). Le CSSS Jeanne-Mance détache aussi un travailleur communautaire (François Soucisse), en appui au projet. Un premier plan d’action est alors ébauché en janvier 2006, avec la collaboration de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain – ESG, de l’UQAM (Luc Noppen, titulaire).

Ce plan, accepté par le Conseil de fabrique et les paroissiens, propose de perpétuer l’action de la paroisse Sainte-Brigide dans le milieu, en actualisant sa mission, adoptée au contexte d’aujourd’hui. Il décrit un modèle de développement du site :

  • acquisition du site par un OBNL (le Ccsb)
  • en échange d’un coût d’acquisition réduit, le Ccsb s’engage :
    • à maintenir une chapelle Sainte-Brigide et un bureau de la paroisse
    • à favoriser l’intégration de l’association Les Chemins du Soleil dans le projet
  • site dédié de façon pérenne à une vocation communautaire et d’habitation coopérative.

De façon plus large, le plan d’action propose d’utiliser le projet de développement du site de Sainte-Brigide comme modèle en explorant des solutions novatrices et ainsi apporter une solution au devenir des églises de Montréal par leur conversion à des fins socio-communautaires. Avec l’avantage, à terme, de permettre une meilleure planification de leur valorisation patrimoniale tout en servant les organismes du  milieu par une offre substantielle d’espaces et de terrains à développer, notamment pour appuyer les programmes d’accès au logement abordable.

Le projet a depuis fait l’objet d’une batterie d’études et d’analyses et, le 13 mars 2009, le Ccsb a acquis le site au coût de 250 000 $. C’est ce faible coût, bien en deçà de la valeur réelle des biens, consenti par Son Éminence le Cardinal de Montréal, qui a permis la poursuite du projet et la prochaine mise en chantier de la phase I en février 2010, estimée à quelque 10 millions $.

Le site paroissial

L’ancien site de la paroisse Sainte-Brigide-de-Kildare est situé dans le Centre-Sud de Montréal (arrondissement Ville-Marie), en face de la maison de Radio-Canada. Acquis de la famille Logan par le Séminaire Saint-Sulpice, ce site a été cédé en 1877 à la paroisse Sainte-Brigide en vue de la construction de l’église. Au XXe siècle, le site a résisté au profonds bouleversements qu’à connue le centre ville est de Montréal : élargissement de la rue Dorchester (boulevard René-Lévesque) dans les années 1950, la construction de Radio-Canada à la fin des années 1960 et, enfin, la percée de l’autoroute Ville-Marie dans les années 1970 ont sérieusement compromis l’avenir de la paroisse, sans toutefois jamais affecter l’intégrité originelle du site.

Le site de Sainte-Brigide occupe une superficie de 4 175 m2; il est bordé par le boulevard René-Lévesque au sud, la rue de Champlain à l’est, la rue Alexandre–DeSève à l’ouest. Au nord, il est bordé par l’ancienne école Sainte-Brigide, convertie en résidence pour personnes âgées (lot 1 567 809).

Il s’agit du lot 1 567 804 du cadastre de la Ville de Montréal (2001), partie de l’ancien lot 410 de la division cadastrale Saint-Jacques ; pour les fins du projet de développement, une nouvelle division cadastrale est en cours d’approbation.

Le site acquis par le ccsb offre un imposant front institutionnel qui sera conservé, rue Alexandre–DeSève : l’église Sainte-Brigide, le baptistère, la place du monument au Sacré-Cœur et le presbytère. Au coin du boulevard René-Lévesque et de la rue de Champlain se retrouve un terrain vacant (stationnement), sur lequel sera érigé un nouveau bâtiment. Sur la rue de Champlain se dresse la sacristie neuve, érigée en 1929, édifice qui sera également conservé.

Le site est situé dans un quartier agréable qui a fait l’objet d’importants réaménagements : rues piétonnes et parcs

La requalification du site et de l’église de l’ancienne paroisse Sainte-Brigide-de-Kildare à Montréal
Article de Luc Noppen “Explorations autour du destin des églises du Québec – La requalification du site et de l’église de l’ancienne paroisse Sainte-Brigide-de-Kildare à Montréal” (PDF, 5 Mo)

Les étapes du projet

Des projets de conversion, visant un usage partagé de l’église Sainte-Birigide, ont été évoqués dès la fin des années 1970.  C’est dans cette perspective que la paroisse avait loué d’abord le presbytère puis une partie du sous-sol de l’église à Ciné Groupe Inc., société de production cinématographique (Fig 1).

Les discussions et consultations menées par le Comité de réaménagement de la paroisse, en 2005, animent les travaux d’un atelier de l’École d’architecture de l’Université de Montréal dirigé par l’architecte Pierre Boyer-Mercier. Le groupe d’étudiants établit d’abord le relevé architectural de l’église et dresse une maquette de sa structure. Plusieurs projets explorent ensuite le potentiel de développement du site de Sainte-Brigide à des fins culturelles et communautaires (fig. 2 et 3). Ces projets ont été présentés à la paroisse le 25 novembre 2005 et ont enrichi les discussions sur l’avenir du site.

Amorce du projet
Dès le mois de décembre 2005, les acteurs du projet de développement sont informés de la politique du diocèse qui, en cas de désaffectation d’un lieu de culte, privilégie les options suivantes (dans l’ordre) :

  • cession à une autre communauté cultuelle catholique ;
  • cession à une autre communauté cultuelle chrétienne ;
  • cession à un groupe ou centre communautaire ;
  • cession à un OBNL de logement social ou à une coopérative d’habitation ;
  • cession à un groupe d’initiative privée (en dernier recours)

Lors de sa fondation, en mars 2006, le Centre communautaire Sainte-Brigide s’inspire de cette politique et d’un premier premier plan d’action (PDF, 110 Ko) en se donnant comme mission de développer le site à des fins communautaires et d’habitation coopérative (Fig. 4).

L’exploration du potentiel architectural menée par l’architecte-professeur Pierre Boyer-Mercier aboutit à un premier programme architectural déposé auprès du CCSB, en mars 2006 ; il est alors question d’accueillir sur le site une chapelle, quelques organismes communautaires (les Chemins du Soleil, le CPE la Boîte à Surprise, le Carrefour Marguerite-Bourgeois et le PAS de la rue), ainsi qu’un nouvel immeuble dédié à du logement abordable (Fig. 5). L’esquisse de ces premières intentions  — le développement sur le site d’un ensemble de logements à loyer modique et la conversion de l’église et du presbytère en espaces communautaires — à été présentée au Conseil de la Fabrique et au Diocèse, au printemps 2006, en vue d’obtenir l’autorisation de procéder à une étude de faisabilité relatif à l’avenir des biens de la paroisse. C’est le 25 avril 2006 que le conseil de Fabrique, autorisé par le Diocèse, offre son appui au CCSB : « dans sa démarche pour la réalisation d’une étude de faisabilité relative au réaménagement des immeubles de la paroisse ». Mgr Mancini, vicaire général, requiert que le projet tienne compte des besoins de l’unité pastorale de Sainte-Brigide et insiste pour qu’il reçoive, à toutes les étapes de son élaboration, l’approbation des paroissiens. L’avant-projet a aussi été présenté (PDF, 3.2 Mo) au Ministère de la Culture et des Communications et au Conseil du patrimoine religieux du Québec

La mise en forme du premier projet : financement et acteurs
Le Bureau de direction du CCSB nouvellement formé décide alors de solliciter des fonds pour étayer l’étude architecturale, basée sur un inventaire plus détaillé des besoins des groupes communautaires œuvrant dans le milieu, et en vue de préparer une étude de faisabilité économique du projet de développement du site et de ses édifices.

La Ville de Montréal a, la première, contribué à l’étude du volet socio-économique via une contribution de 10 000 $ versée le 26 avril 2006 à Les Chemins du Soleil, organisme communautaire actif auprès des jeunes du quartier et déjà installé dans l’église Sainte-Brigide (Fig 6 à venir). À l’automne 2006, la Fabrique (propriétaire du site) a reçu une subvention de quelque 30 000 $, pour l’exploration du volet architectural du projet, du Programme d’aide au recyclage partiel des églises, programme conjoint du Ministère de la Culture et des Communications, de la Ville de Montréal et du Diocèse de Montréal et administré par le Conseil du patrimoine religieux du Québec. Le deuxième volet de l’étude de faisabilité, dédié à l’évaluation du potentiel socio-économique du projet, a été subventionné (20 000 $) par un acteur de l’économie sociale, la Cdec Centre-Sud/Plateau Mont-Royal. Le Réseau d’innovation sociale du Québec (RISQ) a offert des fonds supplémentaires pour réaliser cette étude, à l’automne 2007. Enfin, la Chaire de recherche en patrimoine urbain–ESG de l’UQAM a pris en charge la production, à ses frais, d’un dossier d’évaluation patrimoniale du site et des bâtiments, document requis par les autorités municipales lors de l’analyse d’une demande de permis

L’architecte Pierre Boyer-Mercier étant hors du pays en congé sabbatique, le Bureau de direction du Centre communautaire Sainte-Brigide a accepté sa suggestion pour la suite des choses. Il a ainsi recommandé à la Fabrique de retenir les services des architectes Beaupré et Michaud, reconnus pour leur expertise relative au patrimoine architectural, notamment religieux, pour mener l’analyse du site évaluer le potentiel de conversion des bâtiments et définir l’implantation et le parti architectural des nouvelles structures qui pourraient êtres intégrés au site.  Puis, après avoir lancé un appel de propositions, le Bureau a retenu en septembre 2006, les services du consortium Groupe CDH/Convercité pour le volet socio-économique de l’étude de faisabilité. Tandis que le groupe CDH — groupe de ressources techniques en habitation — a développé depuis plus de 20 ans une grande expertise dans la conception, la réalisation et la gestion d’habitations communautaires, l’agence Convercité — un OBNL — est bien connu pour son appui aux groupes communautaires ; son équipe avait déjà mené plusieurs études socio-économiques relatives à la conversion d’églises à Montréal.

Les premières conclusions de l’évaluation patrimoniale
L’évaluation patrimoniale basée sur une ample recherche historique et une analyse architecturale détaillé, menée par Luc Noppen, titulaire de la CRC en patrimoine urbain (ESG-UQAM) suggère très tôt que c’est le front institutionnel de l’église Sainte-Brigide-de-Kildare, formé de l’église, cantonnée du presbytère et de l’ancienne école qui dominent la lecture patrimoniale du site. Dans cet ensemble c’est surtout la façade (1878), de « style normand » qui retient l’attention (Fig. 7). Surmontée d’un clocher, tout aussi « normand » (1885), directement inspiré de celui de l’église Saint-Ambroise de Paris (Fig. 8), cette façade est le prototype précoce d’une nouvelle signature « à la française », adoptée par MgrFabre qui, à cette époque, succède à Mgr Bourget aux affaires dans le Diocèse de Montréal.

Cette même étude conclut à un intérêt plus diffus de la nef de l’église, inscrite dans le corps de l’îlot, et de la sacristie érigée sur la rue Champlain, en 1928. Quant à l’architecture intérieure de l’église, elle réplique une disposition commune mise en œuvre dès les années 1860 dans des églises construites par Victor Bourgeau et observée en de nombreux exemplaires (Fig. 9).

Le parti architectural devrait donc viser une mise en valeur sans compromis du front institutionnel, dominé par cette façade et ce clocher exceptionnels. Elle table sur l’intensité patrimoniale moindre de la nef pour en proposer la déconstruction partielle, si nécessaire. Le long pan nord devrait cependant  être maintenu (Fig. 10), comme les premières travées de la nef pour rappeler l’imposante volumétrie du bâtiment (Fig. 11). Selon l’étude précitée, le déplacement du pignon est (et le remploi de sa rosace) reconstruit une portion de ce volume suffisante pour pérenniser la figure ecclésiale sur le site, derrière la façade.

Ainsi négociée, l’intensité patrimoniale permet une mise en valeur du site qui optimise son potentiel en fonction des besoins exprimés par le milieu.

Les conclusions de l’étude de faisabilité de 2008
Les architectes et les consultants ont travaillé en étroite collaboration avec un comité du Centre communautaire, chargé du suivi de ces études.  La première phase des études préliminaires – celles menées par CDH/Convercité – a consisté à évaluer les besoins des groupes communautaires et les besoins en habitation dans le quartier. Dans un premier temps l’agence Convercité a procédé à un appel auprès des organismes et groupes communautaires, ce qui a suscité de nombreuses manifestations d’intérêt. Un premier groupe de potentiels partenaires au projet a été identifié en tenant compte de deux critères : 1) être actif dans le quartier/la paroisse auprès de la population locale, 2) être actif à une échelle plus large, mais tout en desservant des clientèles locales. La synthèse et la sélection des manifestations d’intérêt, très détaillées, ont permis d’établir des besoins de 7 900 mpour répondre aux besoins des groupes communautaires dans la programmation architecturale du projet de mise en valeur du site et des bâtiments. Devant le potentiel de développement, évalué à quelque 10 000 m2 au total, il a fallu prioriser les groupes demandeurs d’espaces pour en arriver à l’équilibre initialement prévu : 50 % de communautaire et 50% de logements. Le Bureau de direction du CCSB a ainsi proposé aux consultants une liste des groupes priorisés pour un total de quelque 4 500 m2 de superficies.

En ce qui concerne l’habitation, le Groupe CDH a identifié des besoins pour 60 à 70 unités de logement à loyer modique, avec un nombre égal d’unités de 1, 2 et 3 chambres à coucher. Ce bloc d’unités a été soumis à l’attention de la Ville de Montréal dans le cadre du programme Accès-Logis, à des fins de subvention. Il représente, lui aussi, un volume construit contenant environ 4 500  m2.

Parallèlement, au vu de l’existant et au départ de l’expression des besoins, les grandes lignes du projet architectural commencent aussi à s’esquisser. Un premier rapport est déposé par les architectes en mai 2007 : Paroisse Sainte-Brigide-de-Kildare. Étude architecturale . Sur un site de quelque 4 175 m2, l’expression des besoins propose des volumes construits pouvant abriter 9 300 m2, avec une ségrégation bien affirmée, tant horizontale que verticale, entre les espaces dédiés aux groupes communautaires et ceux qui sont dévolus à l’habitation, ce qui, à première vue, établit le coût du projet de conversion/construction à quelque 20 millions $. C’est sur la base des travaux des consultants que l’avant-projet est présenté lors d’une première assemblée publique, dans l’église Sainte-Brigide, le 27 août 2007 . L’assemblée reçoit favorablement les grandes lignes du projet et émet des avis et commentaires qui seront intégrés au rapport final.

La première étude des architectes Beaupré et Michaud a ensuite permis de cheminer dans l’étude de faisabilité, sur la base des options retenues par le CCSB. Le rapport final des consultants mandatés à cette fin (Groupe CDH/Convercité), l’ Étude de faisabilité pour l’implantation d’un centre communautaire et de l’habitation communautaire abordable sur le site de l’église Sainte-Brigide-de-Kildare  a été reçu par le Bureau du CCSB le 28 février 2008 et aussitôt transmis aux partenaires sociaux et financiers qui en avaient autorisé ou appuyé la réalisation. Les architectes ont ensuite élaboré l’avant-projet arrimé aux évaluations et projections de l’étude de faisabilité. L’état des réflexions a été d’abord été présenté le 11 mars 2008 au Bureau du CCSB : Étude architecturale de l’église Sainte-Brigide et de son emplacement. Suite aux échanges et discussions apparaît, un mois plus tard le Rapport final. Étude architecturale. Beaupré et Michaud, architectes, avril 2008. Ce document expose les grandes lignes de l’avant-projet architectural, articulé et validé. Le CCSB a ensuite regroupe les deux rapports – l’étude de faisabilité socio-économique et l’étude architecturale – en un document de présentation. C’est cet avant-projet détaillé qui a permis d’entreprendre des démarches en vue de l’acquisition du site, de la déclinaison en phases de sa réalisation et celles relatives au financement des travaux de construction/restauration qui seraient menés sur le site.

Les conditions du projet
Le cahier de présentation de l’avant-projet été assemblé et une maquette en bois produite, à des fins de présentation publique.

Toutes les étapes de l’élaboration de l’avant-projet ont clairement démontré que la faisabilité du projet de mise en valeur à des fins communautaires dépendrait de trois ingrédients majeurs (Fig. 12)  :

  • le coût d’acquisition du site et des bâtiments : au-delà d’un coût minimal ( se situant entre 1 $ et 250 000 $ au maximum), aucun projet à destination communautaire ne serait viable. Il est apparu que le coût d’acquisition était constitué non seulement du prix d’achat, des frais afférents (notaire, taxes et droits) mais aussi des frais requis pour rendre le site apte à recevoir les projets (décontamination, déconstruction partielle de bâtiment, etc.). Pour le CCSB, le coût d’acquisition (incluant les coûts afférents) s’élèverait donc à 1 200 000 $, si le prix d’achat était de 250 000 $.
  • la capacité du projet de transformer les mètres cubes de la vaste nef en mètres carrés de superficie utile. En effet, tous les partenaires intéressés par le projet ont clairement indiqué des besoins en m2 et des capacités budgétaires réduites quant aux charges d’entretien. Aucun des partenaires ne requérait le volume de la nef ou une partie de celle-ci, du fait des coûts élevés de restauration et d’entretien de ce volume. C’est ainsi, et au vu de l’évaluation patrimoniale, le CCSB a mandaté les architectes pour développer un avant-projet qui prévoyait une déconstruction partielle de la nef de l’église, espace dont personne n’avait jusqu’alors revendiqué l’usage futur. C’est ainsi que l’avant-projet propose, en avril 2008, de ne conserver qu’un volume construit de deux travées derrière la façade de l’église. Dans l’espace déconstruit, les architectes maintiennent en place le long pan nord pour définir la paroi nord du site (Fig. 13).
  • la nécessité de mettre en phases le projet. Le presbytère et le sous-sol de l’église étant occupés par un locataire (avec bail), il est apparu impérieux de conserver cette source de revenus pour assurer le maintien du site et des bâtiments, le temps requis par le développement du projet et de la mise en œuvre de la première phase.

Dans ses grandes lignes, l’avant-projet de avril 2008 propose donc :

  • phase I : la construction d’un nouveau pavillon de six étages avec stationnements en sous-sol, sur le terrain vacant (angle René-Lévesque et de Champlain) (Fig. 14)
  • phase II : la construction de deux immeubles à logements (rue de Champlain et espace déconstruit de la nef) (Fig. 15)
  • phase III : conversion du presbytère et de l’église ; restauration et mise en valeur du front institutionnel.

Plusieurs événements vont ensuite précipiter le développement du projet, autour de l’articulation plus fine de la phase I.

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