La Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Créée en juin 2001 au sein de l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal, la CRC en patrimoine urbain s’inscrit dans le Programme des chaires de recherche du Canada, stratégie nationale mise en place l’année précédente par le gouvernement canadien afin de soutenir l’excellence en matière de recherche et de développement. L’UQAM a recruté son premier titulaire, le professeur Luc Noppen, à l’Université Laval, où il œuvrait, depuis 1972, en histoire de l’architecture et en patrimoine.

En 2015, Lucie K. Morisset, professeure au Département d’études urbaines et touristiques de l’École des sciences de la gestion depuis 1996, a été nommée titulaire de la CRC en patrimoine urbain pour un mandat de sept ans, renouvelable. La programmation 2015-2022 de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, « Les territoires du patrimoine. Du monument au cadre de vie », cible particulièrement les problématiques du développement local et des communautés patrimoniales.

Plus généralement, le programme de la Chaire aborde les processus et les mécanismes qui concourent à la fabrication du patrimoine et à son imbrication dans des identités collectives. La Chaire aspire aussi à contribuer au renouvellement des théories et des pratiques du patrimoine, à partir d’une compréhension différenciée des conceptions qui les soutiennent dans divers contextes postindustriels et postcoloniaux.

Utopia de notre siècle, le patrimoine nous rend l’image de la ville que nous aspirons à construire : ce que nous voulons garder de ce que nous sommes pour être encore demain. C’est ce patrimoine, projet de société, que la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain entend déchiffrer, actualiser et contribuer à concevoir, en conciliant le patrimoine et sa gestion, que ce soit sous l’angle de la planification urbaine, du tourisme ou de l’histoire. La Chaire mise ainsi sur l’intégration transdisciplinaire et verticale de la recherche, par l’entremise de nombreux partenariats avec le milieu et d’un soutien actif aux jeunes chercheurs et aux futurs praticiens et penseurs de la ville.