6 juillet 2021

L’église Sainte-Brigide-de-Kildare; étude historique analyse architecturale évaluation patrimoniale

Au moment où l’église Sainte-Brigide-de-Kildare se redéploye dans son quartier, alors que bientôt de nouvelles activités vont coexister avec le culte, dans l’église, et que de nouvelles constructions pourraient apparaître sur le site, il est temps de faire le bilan, d’explorer l’héritage et les mémoires.

Cette première étude s’attache uniquement au cadre bâti, celui qui risque d’être affecté au premier titre par un projet de mise en valeur du site. Le promoteur d’un projet de développement sur un site de valeur patrimoniale est en effet tenu de produire une évaluation patrimoniale. L’exercice doit chercher à comprendre quelles sont les valeurs patrimoniales d’un site ou d’un bâtiment, afin que les projets d’aménagement qui y auront cours soient balisés par des connaissances, par une juste appréciation de l’intérêt de l’héritage en cause.

Nous avons imaginé une étude assez ample et détaillée, parce que les projets qui sont à l’étude l’appellent. Quand une église est convertie, il est en effet grand temps de faire le point sur son parcours dans le temps, d’essayer de mieux la comprendre comme « monument », d’évaluer enfin les valeurs patrimoniales qui pourraient guider sa conservation et son interprétation. Notre étude se divise donc en trois parties : l’étude historique fait le point et (r)établit certains faits en ayant recours à de multiples sources ; l’analyse architecturale propose une interprétation du monument dans un cadre de référence montréalais et québécois ; l’évaluation patrimoniale, enfin, confronte l’église Sainte-Brigide, ses valeurs connues et reconnues et son potentiel en cette matière, à une foule d’exemples comparables, tous invoqués pour mieux singulariser Sainte-Brigide.

Ce travail demeure incomplet car, à Sainte-Brigide aussi, le patrimoine c’est bien plus que de la pierre. Il y a en ces lieux l’ancrage de la mémoire de la paroisse, de ses paroissiens, de ses oeuvres et associations. On ne peut prétendre sauver et mettre en valeur ce patrimoine en ne s’attachant qu’à la figure construite de l’église et de ses dépendances.

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