Appel à communications - Douzième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine

 

LES COMMUNAUTÉS PATRIMONIALES

Appel à communications

Douzième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine

Université du Québec à Montréal (UQÀM)

28 au 30 septembre 2017

 

Dans un monde de plus en plus mondialisé, les différentes formes que revêt la « communauté » ne cessent de se modifier, voire de s’élargir, mais au centre de cette définition, la notion de sentiment d’appartenance reste actuelle et demeure plus importante que jamais.

Une illustration notoire de ce phénomène est le surgissement des communautés patrimoniales, unies par le patrimoine culturel. Bien qu’il existe une multitude de définitions possibles, la Convention de Faro les définit comme un groupe de « personnes qui attachent de la valeur à des aspects spécifiques du patrimoine culturel qu’elles souhaitent, dans le cadre de l’action publique, maintenir et transmettre aux générations futures. » Cependant, au-delà d’un simple intérêt pour un patrimoine particulier, ces communautés se réunissent afin d’induire un changement et de mettre en mouvement les mesures nécessaires afin de protéger et transmettre ce patrimoine.

Dans de tels cas, les autorités locales et régionales ne sont plus les seules responsables de la gestion et de la conservation du patrimoine et les responsabilités se voient désormais partagées par la communauté patrimoniale formée de membres ayant des connaissances en matière de patrimoine culturel. Il ne s’agit donc pas ici de militants faisant pression sur les gouvernements pour prendre le contrôle du patrimoine ; il est plutôt question de communautés qui survivent en marge de l’autorité publique en agissant indépendamment de celle-ci.

Ainsi, les valeurs communes ou civiques seront primordiales, indépendamment du type de patrimoine impliqué. Qu’il s’agisse d’un monument particulier, d’un ensemble bâti ou de traditions culturelles immatérielles, le changement devra être initié par la base, c’est-à-dire du bas (les citoyens) vers le haut (autorités concernées), en commençant par une poignée d’individus concernés qui acquièrent éventuellement la capacité de faire changer la législation ou d’attirer des formes particulières de protection ou de désignation patrimoniales.

Pour ce faire, l’attitude de la communauté envers le patrimoine dans son ensemble est essentielle : en reconnaissant que les biens patrimoniaux peuvent favoriser le développement d’une identité collective, la communauté sera alors en mesure d’identifier et de solliciter les ressources qui seront utiles pour son développement territorial. Ces projets communautaires ont un impact direct sur la vie en communauté et sont souvent dirigés sur les questions d’identité, d’appartenance, de durabilité, de tourisme, de discours sur le patrimoine, sur le rôle des professionnels et des universitaires dans reconnaissance du patrimoine, pour n’en nommer que quelques-uns.

À travers la notion de communautés patrimoniales, la douzième conférence internationale des jeunes chercheurs en patrimoine tentera d’explorer les questions suivantes : qui sont les acteurs impliqués dans de tels projets et quels sont leurs rôles respectifs ? De quelles manières les communautés patrimoniales sont-elles encouragées et favorisées ? Quels sont les avantages et les inconvénients de ces communautés ? Comment ces groupes fonctionnent-ils avec ou séparément des récits et des structures établis du patrimoine ? Ces communautés sont-elles influencées par de telles structures et, dans l’affirmative, comment ? Quels sont les défis ? Qui sont les investisseurs ? Quels sont les mécanismes de financement pour la conservation du patrimoine dans de tels cas, et comment diffèrent-ils ou répondent-ils aux modèles traditionnels de l’État providence ?

Les exemples qualifiés de réussites ou d’échecs peuvent, à cet égard, être riches en termes de connaissance. Dès lors, de nombreux défis éthiques, politiques, culturels et sociaux émergent autour de la question des communautés patrimoniales. Cette douzième Rencontre se déclinera selon trois axes principaux, mais non exclusifs : 

  1. L’importance de la participation du public dans l’établissement des priorités régionales et nationales en ce qui concerne le patrimoine culturel : quelle place pour les communautés patrimoniales ?
  2.  Les approches de gestion du patrimoine culturel : le rôle des communautés patrimoniales entre les différents niveaux d’autorité publique (locale, régionale ou nationale) 
  3. La genèse et le développement des communautés patrimoniales

Depuis 2005, les Rencontres internationales des jeunes chercheurs en patrimoine invitent chaque année la relève scientifique à présenter ses recherches sur divers aspects de la patrimonialisation, initialement au Québec et en Europe, sous la tutelle scientifique de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (Dr. Prof. Luc Noppen et Dr. Prof.Lucie K Morisset, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal) et de ses partenaires, ainsi que PARVI (le groupe interuniversitaire de recherche sur les paysages de la représentation, la ville et les identités urbaines).

La douzième édition de la Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine se tiendra à l’Université du Québec à Montréal du 28 au 30 septembre 2017, sous la direction scientifique de Myriam Joannette et de Dr. Jessica Mace. Nous invitons les jeunes chercheurs de toutes les disciplines à soumettre une proposition de communication de 20 minutes basée sur l’un ou l’autre des aspects des communautés patrimoniales, sur des études de cas ou des analyses théoriques qui seront en mesure d’instiguer de nouvelles discussions et réflexions.

Les propositions devront compter un maximum de 500 mots et devront être accompagnées d’un titre ainsi que d’une courte biographie. Elles doivent être envoyées à patrimoine@uqam.ca au plus tard le 10 avril 2017. Les propositions peuvent être présentées en anglais ou en français. L’ensemble des propositions sera évalué par le comité scientifique en fonction de leur pertinence par rapport au thème et de leur originalité. Les frais de déplacement pourront être partiellement subventionnés, selon les disponibilités budgétaires. Après une évaluation scientifique, les meilleurs articles issus de la Douzième Rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine pourront faire l’objet d’une publication dans le cadre d’un ouvrage collectif.

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HERITAGE COMMUNITIES

Call for Papers

Twelfth International Conference of Young Researchers in Heritage

Université du Québec à Montréal (UQÀM)

September 28 - 30 september, 2017

 

In an increasingly globalized world, our definition of community may have expanded and changed, but a sense of belonging is just as important as ever. One important example of this is the phenomenon of heritage communities, which are united by cultural heritage. Although there is a multitude of possible definitions, The Faro Convention defines them as groups “of people who value specific aspects of cultural heritage which they wish, within the framework of public action, to sustain and transmit to future generations.” Beyond a simple interest in a particular heritage, then, these communities come together in order to enact change and to put into motion the necessary steps to protect and pass on that heritage about which they are passionate. In such cases, the conservation and the management of heritage have the possibility to be transformed, becoming no longer the sole responsibility of central authorities; instead, they have the potential to be shared by knowledgable members of communities that have themselves become comprehensive authorities. To reiterate, these are not activist and lobby groups who pressure the government to take control of heritage; they are communities that survive on the fringes of public authority and act independently from them.

Although the types of heritage involved may differ drastically—from a singular monument to entire built environments to intangible cultural traditions—the emphasis on communal or civic action is paramount. In such cases, change is often initiated from the bottom-up, beginning with a few concerned individuals, subsequently gaining the momentum and power to eventually change legislation or to attract particular forms of heritage designation or protection. For this to happen, the attitude of the community toward heritage as a whole is essential: in recognizing that heritage assets can foster a collective identity, the community will then be able to extract the resources that will be useful for its territorial development. Such grassroots projects impact a number of lives and often bring about issues of identity, belonging, sustainability, tourism, “authorized” versus “unauthorized” heritage discourses, the role of professionals and academics, and living with heritage, to name just a few.

The TwelfthInternational Conference of Young Researchers in Heritage seeks to dive into these issues and to explore questionssuch as: Whobecomes involved insuch projects and how? How areheritage communities encouraged and fostered? What arethe advantages and disadvantages ofsuch communities? How do these groups work with or in isolation from established heritage narratives andstructures? Are these communities influenced bysuch structures, and, if so, how? What are the challenges faced? Who arethe investors and to what end(s)? What are the funding mechanisms for heritage conservation insuchcases, and how do they differ from or respond to models of traditional, welfare-state funding mechanisms? Successful endeavors as well as those that have failed,can tellingly provideus with lessons for the future. Following from these ideas, this conference will seek to interrogate the ethical, political, cultural and social challenges and issues of heritage communities along three principal, but non-exclusive, axes:

  1. The genesis and development f heritage communities
  2. Integrated approaches to the managementf cultural heritage: the rolef heritage communities between the different levelsf public authority (local, regional or national)
  3. The impef public input in the establishment of regional and national priorities with respect to cultural heritage: what place is there for heritage communities?

Since 2005, the International Conference of Young Researchers in Heritage has invited young scholars to present their research on various aspects of heritage, and has been held in Canada, Europe and South America. The conference is organized under the scientific supervision of the Canada Research Chair on Urban Heritage (Prof. Lucie K. Morisset and Prof. Luc Noppen, Université du Québec à Montréal) and its partners, and PARVI (Interuniversity Research on Narrativescapes, Cities and Urban Identities). The twelfth installment of the International Conference of Young Researchers in Heritage will be held at the University of Quebec in Montreal from September 28 to 30, 2017, under the scientific direction of Myriam Joannette and Dr Jessica Mace.

We invite young researchers across all disciplines and nations to submit proposals for 20–minute papers based on any aspect of heritage communities, from case studies to theoretical analyses, that will instigate further discussions and reflections. Proposals should be no more than 500 words, accompanied by a title and a short biography, and must be sent to  patrimoine@uqam.ca by April 10, 2017. Proposals and papers can be in either English or in French. All proposals will be evaluated by a scientific committee and judged in relation to their originality and to the conference theme. Travel expenses may be partially subsidized, subject to budgetary restrictions. It is possible that the best papers presented at the Twelfth International Conference of Young Researchers in Heritage may be scientifically evaluated and published in an edited volume.

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