Non-fiction utopia. Arvida, Cité Industrielle made real. Architecture Canada, vol. 36, nº 1

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Non-fiction utopia. Arvida, Cité Industrielle made real, p. 3-38, 2011

Cet article explore la naissance d’une ville monoindustrielle d’une envergure et d’une qualité peu communes : Arvida, dans la région du Saguenay–lac-Saint-Jean, au Québec (Canada). L’on propose d’analyser cette cité-modèle en rapprochant celle-ci de la Cité industrielle, utopie urbaine conçue en Europe par l’architecte lyonnais Tony Garnier et publiée en 1917 : Arvida, semblablement planifiée pour 35 000 habitants autour d’une usine métallurgique et d’un formidable déploiement hydroélectrique, a, quant à elle, été véritablement construite, dans l’hinterland canadien, à compter de 1925. Ainsi nommée par son fondateur, ARthur VIning DAvis, président de l’Aluminum Company of America et utopiste industriel, Arvida est, en quelques années, devenue la capitale mondiale de l’aluminium. Surtout, elle a offert à ses ouvriers comme à ses employés d’habiter dans des maisons unifamiliales pavillonnaires, ingrédients d’un cadre de vie hors du commun et d’un paysage urbain exceptionnel, remarquablement préservé à ce jour. Au-delà d’un projet urbanistique original et particulièrement achevé et en arrière-plan de méthodes constructives étonnantes, l’examen d’Arvida dévoile ainsi les conditions de réalisation qui manquaient aux utopies industrielles et qui, sur la rive nord de la rivière Saguenay, ont concrétisé tant les vieux rêves philanthropiques européens que les savoirs conquis dans la Frontierland America.

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