Un vieux débat toujours réanimer autour de l'interprétation du patrimoine. Téoros, vol. 26, no 3

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Martin Drouin (2007)

 

Chronique de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Martin Drouin, Un vieux débat toujours réanimer autour de l'interprétation du patrimoine

La fréquentation du patrimoine constitue désormais, on le sait, une ressource incontournable dans le choix des activités de loisir. Que ce soit pour le divertissement, par intérêt, pour éviter la pluie ou faire plaisir à sa conjointe ou son conjoint, les raisons sont multiples et ne cadrent pas toujours avec les nobles déclinaisons du tourisme culturel. Qu'importe ! Au fur et à mesure du développement et de la démocratisation des technologies, d'aucuns y ont vu une chance inestimable. La machine permettait enfin de dépasser les contingences humaines. La diffusion s'est faite d'autant plus rapidement que la promesse d'une nouvelle manière de procéder correspondait à l'essor des centres d'interprétation et à l'investissement de sommes encore considérables dans les efforts muséographiques. C'est à partir de ce moment, et des dérapages qui s'en sont suivis, que deux camps se sont formés. Certains ont aimé, se sont amusés et émerveillés. D'autres ont accueilli avec scepticisme et déception la muséologie « à bouton ». Ce ne sont pas les débats qui ont arrêté la technologie dans son développement au service de l'interprétation du patrimoine. Au contraire, elle s'est même institutionnalisée. Au contraire, elle s'est même institutionnalisée. Depuis une dizaine d'années, par exemple, l'Ename Center for Public Archaeology and Heritage Presentation est devenu un pôle majeur de recherche. Il s'est depuis donné pour mission d'améliorer l'emploi des nouvelles technologies de l'information dans des lieux patrimoniaux.

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