Journée d’études en patrimoine. L’apport des disciplines à l’étude du patrimoine

Le vendredi 20 janvier, une quinzaine de chercheurs provenant de plusieurs universités québécoises (UQAM, Laval, Montréal et UQAR) s’étaient donné rendez-vous au Centre Joseph-Charles Taché de l’UQAR pour une journée d’étude portant sur l’apport des disciplines à l’étude du patrimoine.

Littéraires, géographes, historiens, historiens de l’architecture, ethnologues, sociologues, muséologues et urbanistes ont pu réfléchir aux différentes approches méthodologiques et épistémologiques qui ont marqué leur discipline et partager l’originalité de leurs travaux en tentant de répondre à cette vaste question : comment la diversité disciplinaire nous permet-elle d’en arriver à une meilleure connaissance du champ patrimonial au Québec, au Canada et sur la scène internationale?
Le patrimoine est actuellement une préoccupation importante, et cela autant dans le débat public que dans le monde universitaire. Que ce soit lorsque des débats surgissent sur l’avenir d’une église menacée d’abandon ou sur la conservation et la mise en valeur de paysages, les occasions ne manquent pas de s’interroger sur la notion même de patrimoine. De par sa polysémie, le patrimoine appelle une démarche multidisciplinaire. Une église peut être examinée à travers la lorgnette de l’histoire de l’art, de l’ethnologie ou de l’urbanisme; le conte et la légende peuvent l’être à travers celle de l’histoire littéraire et de l’histoire; les géographes, sociologues, archéologues peuvent faire parler le paysage, etc. Chaque approche éclaire un aspect différent de l’objet et permet à celui-ci de retrouver sa densité temporelle et spatiale.

C’est à partir de cas aussi diversifiés que l’Inventaire des imprimés anciens conservés au Québec, les monographies historiques de l’Isle-Verte, la reconstruction de Christchurch en Nouvelle-Zélande à la suite des récents tremblements de terre et la mise en valeur du patrimoine maritime du Finistère en France, que les intervenants ont pu amorcer cette réflexion collective, réflexion qui donnera lieu à la publication d’un collectif en 2013.

Organisée dans le cadre des activités du Forum canadien de recherche publique en patrimoine, cette journée d’étude a également profité de la collaboration financière et intellectuelle du décanat de la recherche et des études de cycles supérieurs de l’UQAR, du CRSH dans le cadre du Programme d’aide aux petites universités (PAPU) – Émergence d’un regroupement de chercheurs en patrimoine, de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain (UQAM), de la Chaire de recherche du Canada en histoire littéraire (UQAR) et du Groupe de recherche PARVI (UQAM).

Karine Hébert

Université du Québec à Rimouski, 20 janvier 2012. Lien

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