Bernier Lyne 2015 copie

 

Adresse civique

Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain

Pavillon DC, Local DC-1300
279, rue Sainte-Catherine Est
Montréal, H2X 1L5

lbernier@icloud.com

Curriculum vitae

Lyne Bernier est urbanologue, spécialisée en patrimoine urbain. Elle a complété, en février 2015, son doctorat en aménagement de l'espace et urbanisme à l’Institut de géoarchitecture de l’Université de Bretagne occidentale sous la direction de Daniel Le Couédic. Sa thèse s'intitule « Les églises et les bâtiments à caractère religieux de Montréal : de la francisation à la patrimonialisation ». Auparavant, elle a réalisé un mémoire de maîtrise en études urbaines traitant de l'évolution du capital immobilier au centre-ville de Montréal (UQAM / INRS).

Stagiaire postdoctorale à la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, sous la direction de Luc Noppen, et au CÉLAT (Centre interuniversitaire de recherche sur les lettres, les arts et les traditions) son projet de recherche postdoctoral, « La gestion et la valorisation du patrimoine religieux : la réaffectation des églises à des fins publiques », vise à analyser les processus d'acquisition et de réaffectation des églises du Québec vers de nouvelles vocations à des fins d'usage public. Elle s'intéresse plus spécifiquement aux églises qui ont été acquises par les municipalités depuis le début du XXe siècle afin de documenter les pratiques qui ont mené à des réussites en terme de préservation patrimoniale et d'acceptabilité sociale. L'objectif principal de cette recherche est de constituer un corpus de savoir qui, à terme, pourra aider la prise de décision des communautés locales qui sont aux prises avec une église jugée excédentaire par les propriétaires ou les autorités diocésaines et qui souhaitent réinvestir ce patrimoine identitaire et symbolique par une nouvelle vocation sociale, communautaire ou culturelle. En conséquence, les résultats de cette recherche permettront de comprendre ce qui convient de faire, ou ne pas faire, pour préserver ce patrimoine qui ne doit plus être considéré comme un passif ou une charge, mais bien comme un agent de changement et de développement dans un milieu spécifique.

Forte de l'expertise acquise par l'étude des conversions déjà réalisées à travers le Québec, la contribution de Lyne Bernier interviendra à la deuxième étape de la réalisation du « plan églises » (évaluer la localisation de l'église, son encadrement réglementaire, mesurer la pression immobilière dans le secteur et les coûts de fonctionnement de l'église), imaginé par Luc Noppen. Le « plan églises » consiste essentiellement à rechercher, sur un territoire régional, une adéquation entre l'offre d'églises excédentaires et les besoins du milieu.

Lyne Bernier a travaillé durant de nombreuses années dans les domaines de la gestion, de la comptabilité et de l'informatique. En 2003, elle a entrepris une réorientation de carrière qui l'a menée à s'intéresser à la ville, puis à son patrimoine, particulièrement au patrimoine ecclésial bâti qui occupe une part importante de l'espace urbain et soulève plusieurs enjeux urbanistiques à l'heure de la désaffection généralisée du culte.

Depuis 2010, elle a participé à de nombreux colloques et séminaires régionaux sur l'avenir des églises. Elle a aussi été membre du comité de réalisation du projet d'inventaire du patrimoine bâti et culturel de la région Vaudreuil-Soulanges Notre patrimoine au cœur de notre identité, issu d'une entente novatrice entre la MRC Vaudreuil-Soulanges, le Musée régional de Vaudreuil-Soulanges et la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, ESG-UQAM.

Elle a été l'assistante d'enseignement de Luc Noppen pour les cours « Patrimoine urbain de Montréal » (1er cycle), « Méthodes d'analyse du cadre bâti » (2e cycle), et collaboré à la création du cours « Gestion et valorisation du patrimoine urbain » (1er cycle).

Elle a publié un article scientifique traitant de la conversion des églises de Montréal, paru en 2011 dans le Journal pour l'étude de l'architecture au Canada (JSÉAC). En 2012, elle a codirigé l'ouvrage « La patrimonialisation de l'urbain ».

Elle a été récipiendaire d’une bourse de doctorat en recherche du FQRSC (Fonds québécois de recherches sur la société et la culture) et de diverses bourses d’excellences de 2e cycle (FARE-UQAM, programme Girardin-Vaillancourt du Mouvement Desjardins).