Fourcade Marie-Blanche

Chercheurs associés

fourcade

Adresse civique

Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain
Pavillon DC, Local DC-1300
279, rue Sainte-Catherine Est
Montréal, H2X 1L5

pdf Curriculum vitae

fourcade.marie-blanche@uqam.ca

Marie-Blanche Fourcade est professeure associée au Département d’histoire de l’art de l’UQAM. Ses travaux portent sur les fabrications identitaires migrantes à l’échelle individuelle et collective. Au cours de ses recherches doctorales, elle s’est intéressée au patrimoine domestique de la communauté arménienne au Québec et à l’analyse de son rôle dans la construction de l’identité diasporique. Sortant de l’espace familial, elle s’est également penchée sur les relations que cette diaspora entretient avec le paysage urbain par l’entremise d’un investissement patrimonial architectural, artistique et toponymique.

Elle se consacre, depuis, à deux projets de recherche. Le premier, Mémoires d’Arvida, est mené dans le cadre stage postdoctoral au sein du groupe interuniversitaire de recherche sur les paysages de la représentation, la ville et les identités urbaines à l’Université du Québec à Montréal. Il s’agit d’un projet de conservation et de diffusion de récits de vies d’Arvidiens et d’Arvidiennes qui ont vu se développer la ville sous l’impulsion de l’Aluminerie Alcan. Cette recherche-action réalisée en collaboration avec des citoyens et la Corporation de développement économique et culturel d'Arvida se structure autour d’abord de la collecte de mémoires, d’objets et d’archives, puis d’une diffusion numérique qui pourrait accueillir et mettre en valeur ce patrimoine matériel et immatériel. À partir de la collecte des récits un autre axe de recherche s’est mis en place en s’adressant à un public particulier, celui des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (centre d’hébergement Des Chênes, C3S de Jonquière). En s’inspirant du projet d’atelier de mémoire de Kelig-Yann Cotto, conservateur du Port-musée de Douarnenez, le projet s’articule autour d’une série d’activités dans laquelle le patrimoine devient un stimulateur de récits et une occasion de valoriser les narrateur et ainsi de contribuer, si cela est possible, à leur mieux-être.

Le deuxième projet, Conservation et médiation de la culture en contexte de mobilité : l’alternative cybermuséale part du constat que le patrimoine migrant éprouve des difficultés à s’inscrire pleinement dans les institutions muséales des pays d’accueil, du fait de sa polymorphie et des multiples discours identitaires dont il est porteur. Plusieurs initiatives, de la part de communautés ou de musées, démontrent pourtant un réel désir de conserver et de partager cet héritage affleurant. Les solutions développées jusqu’à présent sont encore loin d’être satisfaisantes. Le constat d’inadéquation de la forme muséale oblige à revenir à l’origine du questionnement en se demandant que conserve-t-on et pourquoi, mais également avec qui partage-t-on ces trésors ? Le projet de recherche mis en place tente de mesurer les défis que posent la nature et les contenus du patrimoine diasporique ainsi que les alternatives qui pourraient être mises en place pour le conserver et le partager le plus justement possible. Ce projet de type recherche-action se structure autour d’un volet d’analyse qui tente de mettre en lumière les relations entre migrants et musées à partir d’un corpus d’expériences de médiation en Amérique du Nord et en Europe. Un second volet, consiste en la création d’un musée virtuel de la diaspora arménienne qui, par le biais d’une collecte numérique d’objets et d’entretiens auprès de la communauté, permettra d’une part d‘évaluer les possibilités de conservation et de partage des ressources patrimoniales en ligne, de mettre en lumière la représentation que les migrants se font du musée et, enfin, d’analyser l’expérience muséale proposée en ligne et d’en mesurer les possibles appropriations.

Bibliographie sélective

  • Marie-Blanche Fourcade, Habiter l’Arménie au Québec, Québec, Presses de l’Université du Québec, 2011, 269 p. (coll. : Patrimoine urbain)
  • « Les musées domestiques de la communauté arménienne », Ethnologie française, numéro thématique : Le patrimoine immatériel de l’Amérique française, vol. 40 (3), 2010, p. 437
  • Marie-Blanche Fourcade (rédactrice invitée), « Tourisme des racines : expériences du retour/Roots Tourism: Experiences of Return », Téoros. Revue de recherche en tourisme, vol. 29 (1), 2010, p. 1-66.
  • « ‘En-quête’ d’Arménie : la diaspora retourne à ses racines », dans Caroline Desy, Annie Gérin et Simon Harel (dir.), Traces d’appartenance : de nouvelles avenues pour la recherche sur la construction des identités, Montréal, CÉLAT, 2010, p. 203-220.
  • « Le patrimoine de la diversité culturelle à Montréal », Encyclopédie du patrimoine culturel de l’Amérique française, 2009 [en ligne], En ligne:  http://www.ameriquefrancaise.org/fr/
  • Marie-Blanche Fourcade et Caroline Legrand (dir.), Patrimoines des migrations, migrations des patrimoines, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 2008, 181 p. (coll. : Patrimoine en mouvement).
  • Marie-Blanche Fourcade (dir.), Patrimoine et patrimonialisation : entre le matériel et l’immatériel, Actes de la deuxième rencontre internationale des jeunes chercheurs en patrimoine, Sainte-Foy, Presses de l’Université Laval, 2007, 347 p. (coll. : Patrimoine en mouvement).
  • « Twentyvoices.com : un autre regard sur la mémoire du génocide arménien », Ethnologie française, numéro thématique : Mémoires plurielles, mémoires en conflit, 2007, vol. 37 (3), p. 525-531.