Identités urbaines et paysages culturels : imprégnations, requalifications, appropriations

Enseignements

Tous les vendredis de l’automne 2016, de 14h à 17h

Dans le cadre du cours EUR8511, maîtrise et doctorat en études urbaines, École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal

Inscription ouverte pour tous les étudiants de 2e et 3e cycles

Professeure responsable : Lucie K. Morisset morisset.lucie@uqam.ca


Qu’est-ce qui fait la ville d’aujourd’hui ? Pourquoi aime-t-on celle-ci plutôt que celle-là ? Quelle figure prennent ses parois ? Comment la projette-t-on, comment y prend-on place ? Quand et pour qui la ville est-elle appropriée ?

Alors que le « vivre-ensemble », le « droit à la ville », les « paysages culturels », voire « l’expérience sensorielle » et « l’indice Bohème » ont supplanté les crédos de la ville fonctionnaliste d’autrefois, ce séminaire propose d’explorer la production de l’identité urbaine dans le monde contemporain. Notre époque, cet « âge de la discontinuité » qu’identifiait Peter Drucker il y a déjà près d’un demi-siècle, assiste à une profonde transformation des tissus sociaux et culturels qui définissent la ville et se reflètent dans son aménagement. Tandis que les frontières de jadis s’effacent à la faveur des territoires inédits qui y prennent place, à la fois locaux et planétaires, la pratique et la fabrication de la ville intègrent à divers degrés et de diverses manières cet univers de représentation à deux échelles, qui parle de métropoles, mais aussi de communautés. En l’absence de références préalablement partagées, au sein de populations plus mobiles, c’est aux parois de cette ville bipolaire, où l’on produit de l’information et du savoir plutôt que des biens, qu’il revient, plus que jamais, de produire de l’identité et du commun. Mais comment aménager l’imaginaire urbain?

Ce séminaire questionne de quelle manière et avec quelle matière, symbolique ou physique, se forme l’appartenance à un territoire. On y interpelle la ville et ses outils, que ce soit l’urbanisme, l’architecture, l’habiter, les politiques ou le patrimoine, pour saisir leurs contributions promises, avérées ou possibles aux relations entre des communautés de plus en plus diverses et leur environnement bâti, ancien ou nouveau. Il s’agit, en somme, de découvrir comment on peut approprier et s’approprier la ville.