La conversion des églises au Québec. Un siècle d'expérience (s). ARQ no. 131

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 Luc Noppen, Lucie K. Morisset, Jonathan Cha, Richard Gauthier

ARQ n°131 - La conversion des églises au Québec, un siècle d’expérience(s).

« Recycler », selon la définition courante, c’est soumettre quelque chose à un recyclage et, plus précisément, à un nouveau passage : sous cet angle, l’architecture est conçue comme un cycle de traitements, appliqués à intervalles plus ou moins réguliers, en vue de permettre l’utilisation - on parle alors de « réutilisation » - des espaces construits et des bâtiments et de ramener ceux-ci, selon les sensibilités changeantes des époques, à leur état initial d’œuvres architecturales. Comme on redécore son salon, comme on fait de la Chocolaterie Menier les bureaux de Nestlé France, comme on transforme la gare d’Orsay en Musée d’Orsay, le recyclage investit la matière et ne concerne qu’elle. Bien en amont, la « conversion », elle, relève du sens qu’on accorde à ces choses. C’est ce procédé de conversion qui est directement en cause lorsqu’un bâtiment perd toute signification, au point d’être démoli : ainsi en fut-il des églises devenues bars ou discothèques, à Shawinigan (Christ-Roi) et à Hull (Our Lady of the Annunciation).

« Des projets remarquables », ARQ-Architecture-Québec, no 131, mai 2005, p. 31-36.
« De nouvelles fonctions », ARQ-Architecture-Québec, no 131, mai 2005, p. 11-19.
« Le temps long de la reprise », ARQ-Architecture-Québec, no 131, mai 2005, p. 9-10.
« Convertir pour l’avenir », ARQ-Architecture-Québec, no 131, mai 2005, p. 5.